mardi 5 juin 2012

Trip de bouffe à Lisbonne!

Après avoir réservé nos vacances en janvier, le temps était enfin venu pour Miss Kiwi et moi d'aller profiter du Portugal. En espérant que le soleil serait de notre côté, car nous étions cruellement en manque de vitamine D! Notre souhait a été exaucé pour la majeure partie de notre séjour et la chaleur s'est aussi joint à nous, ça nous a fait du bien.

Nous avions réservé nos billets avec TAP Portugal, la compagnie aérienne nationale, donc nous avions droit à un bagage enregistré et moi à des points aeroplan puisque la compagnie fait partie de Star Alliance. Mais ce n'est pas parce qu'on vole avec une compagnie digne de ce nom que le vol sera tranquille, oh que non! J'ai encore eu la chance de partager le vol avec une gang de gars qui partaient pour un enterrement de vie de garçon à Marrakech et qui faisaient escale par Lisbonne. Pas très reposant... surtout qu'ils étaient dans notre rangée, évidemment!

L'aéroport de Lisbonne n'est pas très loin du centre-ville, environ 20 minutes en autobus. De plus, en sortant du terminal, les premières choses que l'on voit sont les palmiers et l'océan, un paysage plus que rafraîchissant! Le trajet d'autobus est aussi au coeur de la ville, pas sur une autoroute grise. On peut apprécier le paysage plutôt coloré que nous offre Lisbonne.

Je crois que ce qui nous a le plus frappées quand nous sommes arrivées, c'est à quel point Lisbonne est une ville lumineuse. On a su plus tard que c'est à cause du pavé qui est blanc et qui reflète la lumière du soleil. Donc la ville est entièrement couverte de pavé aux différents motifs. Voici la vue de notre chambre d'auberge de jeunesse, Travellers House.

Cela faisait longtemps que j'entendais parler de cette auberge, elle a d'ailleurs gagné de nombreux prix, dont celui d'auberge de jeunesse de l'année dans le monde à quelques reprises. J'avais hâte de voir ce que cette auberge avait de si spécial. Comme je choisis toujours mes auberges selon la cote de satisfaction des voyageurs, je n'ai jamais vraiment eu de mauvaises surprises et j'ai toujours été extrêmement satisfaite de mon hébergement. Je suis une cliente dure à impressionnée je crois, puisque j'ai visité plus de 45 auberges réparties sur 3 continents. Donc, je recommande fortement le Travellers House, mais je n'ai pas vu la chose extraordinaire qui différencie cette auberge de toutes les autres que j'ai visité au cours des 6 dernières années.

Nous n'avions pas prévu faire de voyage gastronomique au départ, mais notre voyage s'est vite transformé en itinéraire culinaire. Le personnel de l'auberge a bien su nous conseiller plusieurs restaurants à la cuisine typiquement portugaise. À Londres, il y a la chaîne de restaurant Nando's qui prétend faire du poulet piri-piri à la mode portugaise... ouf on est vraiment loin de l'authenticité!!! C'est au Restaurante Bonjardim que nous avons vraiment goûté l'authenticité du poulet piri-piri. Mais qu'est-ce que le poulet piri-piri me direz-vous? En premier lieu, le piri-piri c'est une huile au chili, très très très épicée. L'huile est en permanence sur la table, comme le sel et le poivre. Elle est dans un plat qui ressemble à un cocotier avec un petit pinceau pour l'étendre (avec parcimonie) sur votre poulet. Disons qu'on a été intrigué à la première vue de ce pinceau,  car le petit manche du pinceau ressemblait plutôt à un mégot de cigarette... mais ce n'était qu'une impression! J'aurais dû prendre une photo, mais j'étais trop occupée à me lécher les doigts. Désolée!

D'ailleurs, une chose qu'on a vite apprise après ce premier souper, c'est que ce n'est pas parce que le pain, le fromage et les olives se trouvent déjà sur la table quand vous arriver que cela est inclus dans votre repas, si vous les manger, vous les payez! Qu'à cela ne tienne, on les a mangés et c'était bon. La majorité des fromages offerts dans les restaurants seront au lait de brebis. Je n'avais jamais vraiment mangé de fromage de brebis auparavant, c'est très bon, ce sont des fromages à pâte plutôt ferme et le centre peut être grumeleux, mais bien étendu sur le pain, un vrai délice! Rien à voir avec le fromage de chèvre, duquel je ne suis pas une grande fan!

Après le repas, nous avons essayé l'alcool local à la suggestion de nos voisins de table américains de chez Bonjardim, le ginjinha, un alcool de cerises griottes. Le ginjinha est servi dans de multiples petits comptoirs du genre qu'on retrouve aux quatre coins de Lisbonne. On voit vraiment des gens de tous les âges, des touristes, mais surtout des Portugais, boire des petits verres de ginjinha dans les rues.

Nous avons fait un petit tour de Lisbonne à la belle étoile. Comme les pavés sont blancs et reflètent la lumière, donc même la nuit ne semble pas si noire à Lisbonne. Nous étions à Lisbonne lors du phénomène astronomique qui nous permettait de voir la lune beaucoup plus grosse qu'à l'habitude.

Nous en avons profité pour prendre l'ascenseur de Santa Justa qui coûte 5 euros. L'ascension est rapide et on ne voit pas à l'extérieur. On s'est vite rendu compte qu'on s'était un peu fait avoir, car on peut accéder au belvédère gratuitement près de l'entrée du musée d'archéologie du Convento do Carmo. L'entrée est aussi incluse dans le prix du billet d'autobus pour l'aéroport et dans le billet quotidien de métro! Bref, on aurait pu facilement économiser 5 euros. On a une belle vue de Lisbonne, mais si vous pouvez éviter de payer 5 euros je vous le recommande!

Londres est une ville très plane, Lisbonne quant à elle est située entre 7 collines ce qui fait qu'on monte et descend et qu'en se promenant dans les rues, on ne sait jamais si la rue que l'on descend va croiser la rue que l'on veut atteindre ou si elle va passer par dessus comme un pont! Bref, ça muscle de parcourir Lisbonne à pied, mais avec tous les pavés, disons que je salue les filles qui osent toujours sortir en talons hauts! Une collègue m'avait dit qu'elle avait d'ailleurs fait un tour guidé des 7 collines dénommé King of the Hills avec  la compagnie We Hate Tourism Tours. Comme elle me l'avait chaudement recommandé, Miss Kiwi et moi avions fait une réservation en février, puisqu'il n'y a que 7 places par Jeep. Malheureusement pour nous, notre expédition a été annulée quelques jours à l'avance, puisque le Jeep était au garage... On nous a donc offert le X-Daytrip pour le même prix que notre réservation initiale. Nous économisions donc 10 euros et notre visite allait durer toute la journée au lieu d'une matinée, genre de deal qui ne se refuse pas! Ce fut finalement un très bon échange, même si je suis convaincue que toutes leurs excursions doivent être aussi géniales les unes que les autres. Nous sommes donc allés à l'aventure avec notre guide (dont j'ai oublié le nom, honte à moi!) et 6 autres passagers à bord de notre magnifique minivan jaune!
Photo: KR
Je n'avais pas lu la description du X-Daytrip avant de partir, donc chaque arrêt était une surprise. Nous avons donc pris l'autoroute pour nous rendre à Sintra, un petit village membre du patrimoine mondial de l'UNESCO. Premier arrêt à Sintra, une petite boulangerie reconnue pour ces queijadas, de petites pâtisseries à la cannelle. Un pur délice, j'en ai même acheté un paquet pour les filles du bureau, quand la dame du comptoir m'a affirmé qu'elles restaient fraîches jusqu'à 14 jours dans leur emballage de papier.

Après nous être sucré le bec, nous avons fait le tour de Quinta de Regaleira. le rêve d'un millionnaire qui s'est fait bâtir un manoir dans un parc remplit de grottes, de tourelles, de statues de la mythologie, le tout dans une colline à la végétation luxuriante. Selon le guide, c'est l'un des secrets les mieux gardés du Portugal selon l'équipe de We Hate Tourism Tours. Et pour 6 euros l'entrée à plein prix, ça vaut la peine! Un conseil, ne vous fiez pas au plan remis à l'entrée, le dessinateur ne l'a vraiment pas fait à l'échelle, on s'est plus perdue que d'autre chose en suivant la carte!!!



Une fois notre expédition dans la nature terminée, nous avons repris la minivan pour aller manger à même le bord de la route! La cantine roulante nous a servi un pain contenant du chorizo cuit dans un four à bois, soit un pao com chouriço da paia.
Photo: KR
Une fois encore, c'était servi avec du fromage et des olives, en plus de vin rouge. Le tout inclus dans le prix de l'excursion! Le fromage servi était fait d'un mélange de lait de vache, de chèvre et de brebis, très bon. Le guide nous a aussi fortement suggéré de mettre le fromage dans nos sandwichs, car comme ils étaient bien chaud, le fromage fonderait. Excellente suggestion, j'avais l'impression de manger une pizza pochette typiquement portugaise!
Photo: KR
Après deux-trois verres de vin, disons qu'il y avait de la joie dans la minivan, ça jasait fort! On s'est fait conduire jusqu'à Cabo da Roca, le point le plus à l'ouest de l'Europe continentale, soit l'endroit le plus près de Montréal où je me suis trouvée au cours de la dernière année!

La vue était à couper le souffle, je ne sais pas combien de temps nous sommes restés là, mais on aurait dit que le temps était suspendu et qu'on se laissait emporter au rythme du paysage.

Après avoir un peu dégrisé de notre vin à l'heure du dîner. Nous sommes allés à la plage de Guincho. Comme il vente toujours à cet endroit, la plage est très réputée pour la planche à voile et autres sports qui ont besoin de vent. Comme c'était seulement le début de mai, l'eau était encore très froide et tous les braves qui faisait du surf avant un wetsuit très couvrant. J'ai quand même osé me mouiller les pieds un peu. Vous pouvez deviner la température de l'eau de par mon expression faciale!

Nous avons repris la minivan pour longer la côte de Cascais. J'avais fait un petit vidéo, si l'image est belle, le son du vent à pleine allure dans le micro de la caméra est assez agressant merci! je vous passe la torture et je mets seulement une photo!



Le guide, voulant nous faire goûter à tout, s'est arrêté à Cascais pour manger une crème glacée chez Santini. D'ailleurs, nous avons remarqué plus tard au cours de la fin de semaine qu'il s'agissait d'une chaîne et nous ne nous sommes pas fait prier pour y retourner. 
Fraise/chocolat et kiwi/citron
Après notre escale à Cascais, nous sommes allés en direction de Bélem où se trouvait jadis le port d'où tous les bateaux des grands explorateurs ont quitté pour découvrir le Nouveau-Monde. On y trouve d'ailleurs un monument en leur honneur.

Il y a d'ailleurs une carte du monde reproduite dans le pavé, donc je peux dire que j'ai littéralement mis les pieds au Québec pendant que j'étais à Lisbonne!

C'est aussi à Bélem que nous avons fait notre dernier arrêt gastronomique. Si on retrouve les pasteis de Bélem un peu partout à Lisbonne, rien de se compare à l'original. Il s'agit de petites tartelettes aux oeufs, saupoudrées de sucre à la cannelle, un vrai délice! C'est ainsi que s'est terminée notre excursion avec We Hate Tourism Tour. Je crois en avoir eu pleinement pour mon argent, j'ai vraiment aimé le fait qu'on visitait les alentours de Lisbonne, ce qui nous donnait la liberté à Miss Kiwi et moi de voir ce qui nous plaisait à Lisbonne le lendemain.

Après une belle journée à découvrir les secrets gastronomiques du Portugal, quoi de mieux que de continuer nos découvertes en allant manger un steak sur une pierre. Bon ça semble louche comme repas dit comme ça, mais je m'explique. Donc à l'auberge encore une fois, on nous recommander d'aller dans un minuscule restaurant familial, qui s'appelle Cabaças. Pas nécessairement facile à trouver, car il n'a pas d'enseigne à l'extérieur, le nom du restaurant apparaît seulement en en-tête du petit menu exposé à côté de la porte d'entrée. Il doit y avoir maximum 50 places dans le restaurant, donc mieux vaut arriver de bonne heure. Nous sommes arrivées vers 19h, il n'y avait presque personne à l'intérieur, mais cela s'est très vite rempli, car les Portugais mangent tard, genre vers 21h. Miss Kiwi ne mange pas de boeuf, donc elle s'est laissé tenter par la brochette de calmar, mais je crois qu'elle était virtuellement la seule à ne pas avoir mangé le fameux steak sur une pierre. Donc, je m'explique. On vous apporte votre steak cru qui est sur un bloc de pierre (moi qui m'attendais à une roche, un peu déçue!) et c'est vous qui le faites cuire vous-même. On vous sert le tout avec des petites trempettes style dijonnaise et mayo/ketchup, ainsi qu'avec du gros sel. On peut avoir le steak en tranche, mais moi j'ai opté pour un gros morceau, tout simple. Je mange rarement du steak en Angleterre, car je trouve que la viande n'est pas terrible, mais là, ce steak sur une pierre, oh que c'était bon!!

Comme je faisais face à tout le restaurant, j'expliquais à Miss Kiwi que tout le monde dans le restaurant avait le visage vraiment rouge. Elle m'a confirmé que je faisais partie du lot. La pierre dégage tellement de chaleur que ça nous monte au visage, mais vous pouvez en demander une nouvelle si vous ne trouvez plus la température à votre goût! Mais bon, je me foutais un peu de la couleur de ma face, car j'étais en train de manger un des meilleurs steaks de ma vie! Et ce n’était vraiment pas cher, si je me souviens bien le steak était environ 10 euros.

Après ce repas, nous avons roulé jusqu'à l'auberge. Ensuite, nous avons essayé de trouver un bar où sortir le samedi soir, mais si les Portugais vont soupé vers 21h, on s'entend que c'est bien normal qu'il n'y ait pas de bar d'ouvert avant 23h. Pour deux filles qui viennent d'un pays où les bars ferment à minuit, commencer à sortir à 23h c'est difficile sur l'horloge biologique. Avec notre journée dans le corps, on est restée à l'auberge dans nos pyjamas.

Le dimanche, nous avions décidé d'aller faire un tour au château de São Jorge qui surplombe Lisbonne. Comme on se trouve tout en haut de la colline, il était hors de question d'y aller à pied, nous avons donc opté pour un des trams qui sillonnent la ville. Je ne pense pas que nous aurions réussi à faire un meilleur choix! La montée déjà difficile pour le tram, alors imaginez pour nos pauvres jambes!
Photo: KR
Une fois arrivées en haut, nous avons pu profiter de la vue qui était à couper le souffle! Nous avons ensuite un peu galéré pour trouver l'entrée du château, mais c'était parce que nous étions absorbées par le paysage. Une fois sur place, nous avons fait une petite pause pour nos pauvres jambes. Nous avons ensuite acheté nos billets pour le château. Une fois sur la terrasse du château, la vue sur Lisbonne est éblouissante. Il y a beaucoup de bancs qui permettent de se prélasser au soleil en profitant de la vue! Le château est en fait des ruines, donc tout se passe à l'extérieur, super quand il fait beau, mais si vous pensez faire cette visite pour fuir la pluie, vous allez être bien mouillé avec les deux pieds dans la boue. Donc, il s'agit plus d'un site archéologique ce qui peut en décevoir plusieurs, dont nous, on ne s'attendait pas vraiment à ça... La vue vaut quand même la peine et pour les familles c'est assez chouette pour faire un pique-nique.
Miss Kiwi et la vue de Lisbonne à partir du château. Photo: KR
Cela nous a quand même permis de tuer le temps en attendant l'ouverture du restaurant de Chapitô, l'école de cirque de Lisbonne. Ce resto était un arrêt obligatoire, il nous avait été recommandé par une ex-collègue à moi d'origine portugaise, le guide de We Hate Tourism Tours et les employés de l'auberge, et pour cause, cela aurait été un sacrilège d'ignorer cette expérience culinaire. C'était déjà établi que Miss Kiwi et moi voulions un après-midi de pacha, donc un long dîner pour se la couler douce. Nous avons opté pour une bouteille de vin rouge maison avec entrée de fromage et de pain.  Une nouveauté concernant le fromage, il nous a été servi fondu avec des craquelins et du miel aux noix de Grenoble, une spécialité de la région. J'aime le miel, mais je n'en raffole pas particulièrement, mais le mélange avec le fromage, c'était franchement très bon. J'ai même fini le pot de miel en raclant les bords avec une tranche de pain, pas nécessairement élégant, mais il n’était pas question de faire du gaspillage.  C'était tellement bon que nous en aurions repris un autre, mais nous nous sommes retenues.

Chapitô est un endroit réputé et avec une belle terrasse comme ça, ce n'est pas étonnant que ce soit si populaire. Bref, les serveurs n'ont pas vraiment le temps de souffler, mais ils ont quand même le temps de réaliser leur erreur. Miss Kiwi était servie et moi j'attendais toujours mon poisson du jour! Le serveur avait carrément oublié ma commande, l'erreur est humaine et l'attente valait la peine. Il s'agit probablement du meilleur poisson que j'ai mangé de ma vie! C'était aussi la première fois qu'on me servait le poisson entier, tête et queue incluses.

Après ce savoureux repas, nous avons lentement terminé notre vin et sans prendre de dessert tellement nous étions bien remplies! Nous aurions pu facilement rouler toute la côte qui nous séparait de l'auberge. Nous sommes tombées sur une petite épicerie au retour où nous nous sommes arrêtées pour acheter des bouteilles d'eau. Ah tiens l'eau se trouve dans la même rangée que le vin! Le Portugal est un producteur de vin, mais franchement je ne m'attendais pas à de si bons prix. La moyenne tournait autour de 3 euros. Oui oui 3 euros, vivement les bagages enregistrés j'ai fait le plein de vin rouge, car en Grande-Bretagne le choix n'est pas fameux et les prix sont chers.

Quand fut le temps de trouver un resto pour le souper, Miss Kiwi et moi étions bien d'accord de faire une pause de bouffe portugaise et de vin. Je pense franchement que mon corps n'est plus habitué de manger autant de viande en si peu de temps. Le repas de pâtes avec mojito était plus que bienvenu.

Une chance que nous partions assez tôt le lundi après-midi, car il pleuvait à boire debout. La pluie c'est moche, mais je crois que c'est encore pire un lundi, car la majorité des musées sont fermés. Nous aurions voulu visiter le MUDE, musée du design et de la mode, mais comme il faisait si beau à l'extérieur et que le soleil s'était fait très rare à Londres, nous avons passé notre tour. Cela aurait l'activité parfaite pour terminer notre séjour. Nous avons quand même bravé la pluie pour aller au bureau de poste pour envoyer les cartes postales de Miss Kiwi faites de liège, le Portugal étant le plus grand producteur de liège au monde.

Avec toute cette pluie, nous nous sommes payé le luxe du taxi pour nous rendre à l'aéroport. À l'auberge, on nous avait dit que notre course de taxi pourrait nous coûter entre 15 et 20 euros selon notre chauffeur. Je crois qu'on est tombé sur le meilleur chauffeur de Lisbonne, car cela nous a coûté un gros 12 euros AVEC le pourboire!

Notre vol a été beaucoup plus calme au retour qu’à l'aller à notre plus grand bonheur. Nous avons eu droit au même sandwich au saumon fumé qu'à l'aller, à notre plus grande déception. Nous aurions dû cocher repas végétarien lors de l’enregistrement en ligne. À l’arrivée, nous nous sommes fait sermonner par le douanier, car nous sommes allées toutes les deux à son kiosque comme nous l'a demandé la répartitrice. Alors que l’an dernier, au retour du Munich, Miss Kiwi c’était aussi fait sermonnée parce qu’elle était allée à un kiosque différend du mien. Vive la communication aux douanes et bienvenue!

Pour les photos, c'est ici.

samedi 2 juin 2012

M pour Montréal sauve l'honneur

Je l'ai déjà exprimé ici, on dirait que j'ai un désir particulier d'appuyer les artistes québécois lorsque je suis à l'étranger. Or mes deux dernières expériences n'avaient pas été concluantes. À un point tel que je ne vous en ai même pas glissé un mot à l'époque.

Bref, Miss ME et moi avions des billets pour aller voir Rufus Wainwright en concert avec la BBC Symphony au Barbican. Or, après une heure de musique classique et un entracte, on se demandait bien si on allait voir la binette de Rufus, qui semblait pourtant être la tête d'affiche de ce spectacle tellement son nom était écrit gros sur le billet! Rufus a finalement fait une apparition pour les 20 dernières minutes du spectacle pour nous chanter des sonnets de Shakespeare... pas vraiment ce à quoi on s'attendait. Après le spectacle, nous nous sommes ruées sur la programmation, pour nous rendre compte que c'était vraiment ce qui était au programme et que nous n'avions simplement pas regarder la description du spectacle comme il faut! On apprend de ses erreurs il faut croire! Quand même, j'ai été bien contente d'aller au Barbican, c'est une très belle salle et ça me fait un peu penser à la Place des Arts à Montréal comme genre de complexe. Donc, tout cela c'était en mars.

Toujours en mars, j'avais finalement réussi à trouver un horaire compatible entre moi et le London Philharmonic Orchestra, qui a comme chef d'orchestre invité nul autre que Yannick Nézet-Séguin. J'avais eu un rendez-vous manqué l'an dernier en février à cause d'une sortie dans les Cotswolds avec le BUNAC, il n'était pas question que je manque ce spectacle à nouveau. Finalement, c'est Yannick qui m'a fait faux bond, Monsieur avait la gastro! Grande déception, mais en même temps je me disais que je me m'y connaissais pas tant que ça en musique classique pour voir la différence avec un autre chef d'orchestre. Effectivement, les pièces choisies n'étaient pas vraiment grand public, on ne s'étonne pas que la salle était à moitié vide et les trois quarts des gens présents avant la tête blanche! Pour initier deux fans de heavy métal à la musique classique, disons qu'on est mal tombé! On apprend de ses erreurs encore une fois et on comprend pourquoi les billets sont si peu chers, l'orchestre n'arrive pas à s'attirer un public...

Après deux expériences plutôt décevantes, je n'avais toujours pas perdu espoir. Lorsque j'ai découvert, un peu par hasard, que M pour Montréal allait participer au festival The Great Escape à Brighton, je me suis dit que c'était le temps que les choses changent! Quelle ne fut pas ma déception quand j'ai vu que tous les billets pour le samedi s'étaient déjà tous envolés. Il faut avouer que The Great Escape, c'est un peu comme la petite soeur de SXSW au Texas, c'est un festival qui présente que des groupes émergents, c'est donc très populaire. Qu'à cela ne tienne, je suis allée sur la page Facebook de Canadian Blast qui organisait la présentation des groupes canadiens au festival en partenariat avec M pour Montréal et d'autres organismes de diverses provinces et j'ai gentiment affiché un message demandant comment il était possible de voir les spectacles du samedi si nous n'avions pas réussi à obtenir de billets pour le festival. J'ai reçu un message quelques jours plus tard d'un des organisateurs qui me disait qu'il pouvait m'ajouter sur la guestlist! Et vlan, je suis VIP! Demandez et vous recevrez comme on dit. Je dois avouer que la nouvelle tombait à point, j'avais eu une semaine particulièrement éprouvante au bureau!

Donc, c'était direction Brighton pour le samedi, d'ailleurs c'était la deuxième fois où Miss ATO et moi on mettait les pieds au bord de la Manche, j'en avais parlé ici, mais la première fois pour Mr C qui même après 4 ans à Londres n'avais jamais fait de détour par Brighton. Bref, nous avons appris notre leçon la dernière fois et nous avons pris le train beaucoup plus de bonne heure pour éviter la foule, malgré que cette fois, même s'il faisait beau, ce n'était pas nécessairement chaud et ce n'était surtout pas juillet, donc le train n'était pas surpeuplé, loin de là.

Après avoir lu dans le Shortlist, la revue masculine gratuite qu'on trouve dans le métro le mercredi ou jeudi selon la station, que le meilleur petit déjeuner d'Angleterre se trouvait à la succursale de Brighton de Bill's, nous ne pouvions pas ne pas l'essayer! J'étais déjà allée chez Bill's à Londres, j'aime bien son concept de resto/café/épicerie, mais à dire que c'était le meilleur petit déjeuner... je ne suis pas convaincue. Je suis quand même sortie du resto avec un joli sac à provisions turquoise et un sac de Dolly Mixtures.

Nous nous sommes ensuite dirigés vers le Blind Tiger Club, bar où se déroulait les concerts de M pour Montréal. Au menu, Alexandre Désilets et Misteur Valaire, le tout à partir de midi, oui oui midi pour des représentations de 30 minutes chacun. C'est de bonne heure et peu de temps pour des spectacles vous me direz, mais c'est ça les festivals, c'est court et à toute heure! Si je connaissais que deux chansons du premier artiste (qu'il n'a même pas effectué!), le deuxième groupe, je le connaissais que de réputation.

Alexandre Désilets, c'est doux comme musique, ça ne réveille pas les voisins en sursaut. Miss ATO ne connaissait pas, mais je savais qu'elle apprécierait; Mr. C, c'était une autre pair de manche vu qu'il est fan de métal, d'autant plus qu'Alexandre Désilets est plutôt poétique dans ces paroles, donc quand tu ne parles pas français, on perd un peu de la beauté de la chanson. Tant pis pour Mr C, il a juste à apprendre la langue de Molière. Le chanteur n'a quand même pas délaissé le public majoritairement anglophone en effectuant une chanson en anglais en version acoustique avec son guitariste.
Alexandre Désilets
Alexandre Désilets a ensuite cédé sa place aux 5 gars de Misteur Valaire. Je ne connaissais pas ce groupe avant de me rendre à Brighton, et ce fut une belle découverte. J'en aurais pris pour plus que 30 minutes! Les gars ont une énergie sur scène qui est contagieuse et atteint le public rapidement. On se surprend vite à se dandiner le popotin, et ce, même s'il est juste 13h et qu'il fait clair dehors. Mais à les voir bouger autant sur scène pendant ce petit 30 minutes, on se demande à quel point ils peuvent être épuisés après un spectacle d'une plus grande durée! C'est aussi étonnant de voir combien d'instruments différents peuvent être utilisés au cours d'une même chanson, bref, je ne pense pas qu'il est possible de poser une étiquette de style musical sur Misteur Valaire, mais j'aime bien et je vous conseille vivement de les voir en spectacle.
Misteur Valaire
J'avais malheureusement oublié de prendre mon appareil avec moi pour la journée, j'ai dû me rabattre sur le cellulaire de Mr C, ce qui a limité mes photos de l'événement, vous pouvez toujours aller voir les photos officielles sur le site de M pour Montréal.

J'ai été très satisfaite de ma journée à Brighton, une belle vitrine pour la musique québécoise (et sûrement canadienne, mais nous ne sommes malheureusement pas restés pour les autres concerts). M pour Montréal remporte la palme (pour l'instant) du meilleur événement de musique québécoise que j'ai vu en Grande-Bretagne!

Autre point positif, je suis retournée dans la boutique England at Home où j'étais tombée amoureuse du petit chien butoir de porte! Qu'à cela ne tienne, j'ai décidé de l'adopter malgré son poids dans ma valise, il pèse quand même juste un kilo, alors ce n'est pas la fin du monde et il fait mon bonheur!

mercredi 23 mai 2012

Hambourg entre filles


Je dois dire que de tous les pays d'Europe que j'ai visités, c'est en Allemagne que j'ai le plus voyagé. J'aime beaucoup ce pays, sans trop savoir pourquoi. Est-ce que c'est parce que j'ai étudié la langue et la culture? Peut-être. Est-ce que c'est qu'une de mes correspondantes et première amie à l'étranger est Allemande? Peut-être aussi. Bref, j'aime l'Allemagne, je m'y sens toujours un peu chez moi. À force d'en parler en bien, Miss ATO voulait que je lui partage cette passion! Pas de problème, sauf que je tiens tellement à respecter ma résolution et ne pas remettre les pieds dans une ville déjà visitée, ça limitait nos destinations. J'ai donc opté pour une visite à Hambourg où habite Miss S, une amie du cégep que je n'avais pas vue depuis tout ce temps, mais avec qui j'avais renoué sur Facebook. Donc, on s'enlignait pour un week-end entre Québécoises à Hambourg, puisque Herr O, le copain de Miss S serait à Amsterdam pour un enterrement de vie de garçon.

Un simple week-end de trois jours, mais très rempli. Miss S n'avait qu'une seule condition, elle devait magasiner des souliers le samedi. Nous n'avons pas eu besoin de nous faire prier pour la suivre! Donc nous sommes arrivées chez Miss S en début d'après-midi le vendredi. Nous avons d'abord exploré son quartier, où se trouve le plus long marché d'Europe. Le marché Isemarkt se situe sous les rails aériens du métro, et ce, sur une distance d'un kilomètre. À voir autant de bonne bouffe, cela nous a ouvert l'appétit et nous avons donc mangé un bon repas dans un petit café à côté de chez Miss S.

Quoi de mieux pour digérer que d'aller marcher en ville? Miss S nous a donc fait faire un petit tour de ville près du quartier de St. Pauli qui est aussi l'une des deux équipes de soccer de la ville. Elle nous a donc dit de ne pas nous étonner de voir des drapeaux de pirates un peu partout en ville, car il s'agit tout simplement de l'emblème du club! D'ailleurs, ce n'est pas qu'en Angleterre qu'on prend la sécurité des matchs de soccer au sérieux. Nous avons vu dans le journal qu'une zone complète du quartier serait à éviter le dimanche, car il pourrait y avoir des débordements à cause du match. C'est noté, on fera autre chose dimanche.
Drapeaux de l'Allemagne, de Hambourg et de l'équipe de soccer St. Pauli
Nous avons donc continué notre promenade en nous baladant dans le jardin des plantes et des fleurs, un entre-deux entre un parc et un jardin botanique. Fait inusité, le nom du jardin n'est pas en allemand... même si cela le semble. Par endroits, je trouvais vraiment que ça ressemblait à un parc du genre que j'avais visité à San Francisco!


Et comme marcher, ça épuise, on a vite fait de se trouver un café où poser nos pénates. C'est là où nous nous sommes initiées à un breuvage typiquement allemand : le Schorle. Non, il ne s’agit pas d'une bière ni même d'une boisson alcoolisée. Le Schorle c'est moitié jus, moitié eau gazeuse. Le mélange le plus rependu est celui aux pommes, soit le Apfelschorle. Mais la recette étant ce qu'elle est, on peut avoir autant de Schorle qu'il y a de sortes de jus au menu. Donc j'ai opté pour un Schorle à la fraise et Miss ATO a encore satisfait son envie de rhubarbe. D'ailleurs, ce fut pour elle une meilleure expérience que le cidre à la rhubarbe de Bristol. Miss S était frigorifiée et s'est réconfortée avec un chai latté. Moi qui pensais être frileuse, Miss S est franchement dure à battre, mais elle assume parfaitement ses cache-oreilles à +10°C.


Parmi mes connexions européennes, j'ai aussi mon ami M. PLL qui est maintenant à Hambourg. Nous avons profité de l'occasion pour aller prendre un verre avec de ses collègues. Comme dans toute situation multilingue, nous avons dû trouver un terrain d'entente pour la langue de conversation puisque 4 d'entre nous avaient le français comme langue maternelle, un autre 3,5 d'entre nous parlaient l'allemand comme langue seconde (je suis la demie!) et finalement on s'est rendu compte qu'on parlait tous anglais!!!

PLL, Miss ATO et moi avons décidé par la suite d'aller au restaurant puisque nos ventres criaient famine. Notre choix c'est arrêté sur un resto italien où les serveurs semblaient connaître tout le monde et voulait surtout saouler tout le monde en offrant des shooter ici et là et en criant les commandes au bar, comme si cela allait m'inciter à prendre une autre bouteille de vin parce que la table du fond en prend une troisième. Mais, bon nous avons eu droit à du prosecco gratuit, alors ç'a certains avantages. La bouffe était très bonne, j'ai eu droit aux pennes all’arrabbiata les plus épicées de ma vie!!! Cela m'a pris un temps fou pour finir mon assiette, mais j'ai réussi à la finir.

Le samedi, nous sommes parties en mission à la recherche de souliers pour Miss S. Fidèle à moi-même, nous avons dû nous arrêter dans le premier H&M que nous avons vu! Je suis sortie avec deux robes d'été. Nous avons continué le magasinage tout en faisant un tour de ville pour joindre l'utile à l'agréable! Hambourg est le 2e plus grand port d'Europe et est sillonnée est petits canaux. On trouve d'ailleurs plus de ponts à Hambourg que dans Londres, Amsterdam et Venise réunies! Dur à croire, mais vrai, c'est le bus touristique qui le dit! 


Donc après avoir traversé quelques-uns de ces ponts dans le quartier du Vieux-Port, nous sommes retournées à notre mission première: trouver des souliers! C'est chez Puma où Miss S a su trouver chaussure à son pied: de beaux souliers sport d’un jaune juste assez pétant! Et finalement Miss ATO s'est aussi laissez tenter par des sandales avec une touche rose fluo chez Görtz17. Et moi, même si j'avais déjà deux robes à mon actif, je n'ai pu m'empêcher de faire le plein de produits Nivea, puisque nous avions des bagages enregistrés, et non pas chez DM comme à l'habitude, mais bien chez Budni dont la présence est très forte à Hambourg.

Encore une fois ma dent sucrée n'a pas pu résister quand nous avons passé devant ma boutique allemande préférée Bären-Treff qui se spécialise en jujubes! Les jujubes ne sont malheureusement pas vendus en vrac, mais un kilo de p'tits nounours ce n’est pas mal non plus. Surtout que tous les jujubes ont des saveurs et des couleurs naturelles: orange=orange, clair=poire, vert=pomme, rouge=framboise, mauve=cassis, jaune=citron. Encore une fois, une chance qu'on a des bagages enregistrés! Si je suis restée très traditionnelle dans mon choix, Miss ATO a eu plus d'audace en achetant des jujubes au gingembre et d'autres au prosecco.

Après une journée de shopping bien remplie, quoi de mieux qu'un bon repas maison pour sauver le poulet de Miss S. Je dois avouer que j'ai roupillé un peu pendant la préparation du souper, de toute façon comme il s'agit d'une des cuisines les plus étroites que j'ai vues de ma vie, à 3 ça aurait été serré. Une amie de Miss S nous a ensuite rejoints pour aller prendre un cocktail. Vu le prix des cocktails à Londres, je me garde une petite gêne, mais au bar 3Freunde où nous allions, les cocktails sont un peu plus abordables et surtout on ne lésine pas sur l'alcool à un tel point que l'amie de Miss S a retourné son verre parce qu'il était trop fort!
Une fois notre verre terminé, nous sommes allées découvrir les bas-fonds d'Hambourg. Si vous pensez avoir tout vu dans le red-light district d'Amsterdam, eh bien détrompez-vous Hambourg possède le plus grand red-light d'Europe! Hambourg est une ville portuaire et on sait tous que les marins pris en mer pendant des mois ont des besoins à assouvir! Mais nous notre besoin c'était plutôt d'aller se coucher, donc nous n'avons pas trop erré dans les parages.

Encore une fois, un super petit-déjeuner de la mort qui tue! Trois sortes de confitures, deux sortes de miel, des fruits, des œufs à la coque, du pain fait maison, du thé, du jus, mais surtout surtout du beurre de pinottes Kraft et en format Costco, rien de moins! Mieux qu'à l'hôtel ou presque, faut quand faire sa vaisselle après.



Donc un dimanche assez chargé, nous avons été faire un tour de traversier pour aller à la plage! Malheureusement, ce n'était pas encore la saison de la baignade, mais on a vu quelques chiens se risquer à y mettre une patte. Miss S nous expliquait que c'était l'endroit parfait en été pour venir faire des BBQ, bref on aurait dû venir en été! Mais nous n'aurions pas eu notre guide locale avec nous, car Miss S et Herr O déménagent aux Pays-Bas en juin. 


Parlant de Herr O, il est venu nous rejoindre en après-midi pour venir manger une crème glacée monstre, du moins la mienne que je n'ai pas réussi à finir vu que j'ai mangé une Bratwurst au port alors que Miss S et Miss ATO ont partagé une Currywurst. Afin de brûler toutes ses calories ingurgitées, nous sommes rentrés en vélo. J'ai toujours apprécié le service de Bixi à Montréal, je dois avouer que le système de Hambourg est assez dur à battre. Un abonnement donne droit à la location de deux vélos gratuits pour la première demi-heure et à un prix ridicule par la suite. C'est à se demander si c'est rentable comme affaire! Mais bon, encore une fois cela prouve que l'Allemagne est beaucoup plus vélo-friendly que la Grande-Bretagne et que de me déplacer à vélo me manque beaucoup.


Voilà, c'est déjà la fin du week-end, un gros merci à Miss S de nous avoir accueillies. En espérant lui rendre la pareille à Londres pendant qu'il est encore temps!

Toutes les photos sont ici.

dimanche 20 mai 2012

La personne que vous désirez contacter n'est pas disponible pour le moment

Je sais, cela fait longtemps que je n'ai rien écrit et je m'en excuse, le dernier mois a été très chargé et je vais tenter de rattraper mon retard le plus vite possible. Je ne vous laisse pas tomber, vous aurez de la lecture à profusion très bientôt, j'ai 4 brouillons en cours et d'autres idées d'article. Un peu de patience!

En attendant, Moi, mes souliers vient de refaire complètement son look, je suggère d'aller y faire un tour (Je leur doit des articles à eux aussi... on se rachète en faisant de la promotion!).

À bientôt,
Vanessa

lundi 30 avril 2012

Dolly Mixtures

J'ai la dent sucrée, ce n'est un secret pour personne. Et surtout pas pour mes collègues de travail qui me voient grignoter à longueur de journée, de semaine et de mois.

Un jour, une de mes collègues me dit qu'elle a acheté de très bons Dolly Mixtures et quand elle a vu le point d'interrogation s'afficher dans mon visage, elle a bien compris que je n'avais aucune idée de quoi elle parlait. Si une image vaut mille mots, pour une fois Google Image a été très inutile, je n'avais toujours aucune idée. C'est à ce moment que l'on s'est bien rendu compte qu'il s'agissait d'une friandise typiquement britannique. Ma collègue m'a ainsi apporté le restant du sac qu'elle avait acheté pour me faire goûter. Vous comprendrez maintenant que si j'écris un billet à ce sujet, c'est que le sac n'a pas duré très longtemps!

Donc que sont les Dolly Mixtures? Il s'agit d'un assortiment de cubes et de cylindres de fondant mi-blanc, mi-couleur aux différentes saveurs: chocolat, orange, cassis, lime et autre saveur non identifiée, de jujubes recouverts de sucre et de mystérieux cubes de fondants avec un enrobage de couleur uniforme. Bref, ça ressemble à ça:

Mais c'est vraiment plus tard que cela m'a frappé. Finalement, je connais ça les Dolly Mixtures, visuellement parlant. Ma mère m'a déjà offert une carte de fête avec cette image qui d'ailleurs se trouve en exposition sur le mur de ma chambre depuis mon arrivée ici et qui était dans mon salon à Montréal auparavant. Bon bien, on se couchera moins niaiseuse ce soir, ce ne sont pas de simples bonbons, ce sont les fameux Dolly Mixtures anglais!

Voilà, les Dolly Mixture s'ajoutent donc à ma liste de bonbons favoris. Je vais devoir faire des réserves avant de partir! Le problème, comme pour plusieurs autres bonbons, c'est que les Dolly Mixtures sont toujours meilleurs quand ils sont frais, donc même si j'en rapporte, leur durée de vie sera limitée. Oh dilemme!

dimanche 29 avril 2012

Blitz Party: retour dans le temps

Le temps d'une soirée, j'ai pu me plonger dans l'atmosphère des années 1940 à Londres, bombardements en moins. Donc, quelques fois par année, il y a un Blitz Party qui s'organise dans le quartier très trendy de Shoreditch à Londres. Le Blitz c'est la période où les Allemands ont bombardé Londres pendant la Deuxième Guerre mondiale. Blitz veut d'ailleurs dire «éclair» en allemand.

Tout d'abord, l'endroit choisi pour tenir cette soirée est tout simplement parfait et nous met dans l'ambiance en entrant. On se croirait dans un abri sous-terrain avec les murs en brique et les arcades voûtées. Il y a aussi la musique de l'époque, et pendant une partie de la soirée, nous avons même droit à un orchestre de type big band swing. Les cocktails étaient aussi au goût des années 1940, servis dans des coupes à champagne. Malheureusement, ce n'était pas les prix de l'époque, donc un cocktail à 8£ servit dans une coupe à champagne, ça revient cher, disons que le rapport quantité/prix n'était pas justifié.

Mais mis à part le décor et la musique, il faut aussi donner du crédit à tous les gens qui respectent le code vestimentaire et qui jouent le jeu. Les filles coiffées avec des victory rolls, les gars habillés en soldats ou en aviateurs. Tout le monde y met du sien. Miss ATO et moi avons fait nos cheveux toutes seules, mais vu la longueur (ou plutôt la «courteur»), les victory rolls étaient un peu difficiles à s'approprier, malgré les nombreux tutoriels que j'ai regardés sur YouTube. Avec la tonne de fixatif que j'ai utilisé, je me suis posé la question suivante: Est-ce que ça existait en 1940 du fixatif? Dans le négatif, comment les femmes faisaient-elles pour se coiffer comme ça tous les jours? J'ai de nouvelles idoles!

Donc en résumé, excellente soirée, le prix en valait la peine une fois par année, ce n'est pas le genre d’évènement où j'irais à répétition dans l'année! D'ailleurs, même s'il y a plusieurs Blitz Party par année, leur popularité de démord pas, car il est toujours aussi difficile d'obtenir des billets. Donc, prévoyez votre coup avant que tous les billets s'envolent.

Pour plus d'info: http://www.theblitzparty.com/

mardi 10 avril 2012

Budapest, ça vaut le détour!


C'est armée de mes bottes de pluie, de mon imperméable et de mon parapluie que je suis partie pour Budapest. On annonçait des orages et de la pluie intermittente pour tout le long congé de Pâques. La pluie est vraiment ce qu'il y a de plus désagréable quand on voyage. Heureusement pour nous, mon attirail a su repousser les nuages de quelques jours. Nous sommes débarqués à Budapest sous le soleil, où le mercure indiquait un plus qu'agréable 24°C. Oui, nous avions réussi à déjouer Dame nature, mais pour combien de temps?

Une fois arrivés à notre auberge, le Lavender Circus Hostel, une auberge qui se spécialise dans les chambres privées (donc pas de groupes scolaires ou de bachelor party), nous avons eu droit à une introduction personnalisée de Budapest. Je ne sais pas si c'est une tradition d'Europe de l'Est ou des très petites auberges, nous avions aussi eu droit au même traitement à Cracovie. Donc l'employée de l'auberge est venue s'asseoir avec nous pour nous donner quelques recommandations de trucs à voir et à faire, ainsi que des suggestions de restos et de bars. J'avais aussi une liste que mon coéquipier de balle-molle G le Hongrois m'avait aussi envoyée. Avec tout ça, nous n'avions pas le temps de nous ennuyer!

Afin de profiter de la belle température qui s’offrait à nous, nous avons décidé de faire une balade en ville en commençant par le longer le mythique Danube. Une des choses que j’aime le plus dans une ville, c’est l’art public. Budapest croit, comme moi, que l’art public est une richesse et cela se voit par le nombre de statues qui se trouvent ça et là. Une des œuvres d’art public les plus connues de Budapest est le monument commémoratif de l’holocauste «Souliers au bord du Danube». La soixantaine de paires de souliers ont été érigées à la mémoire des Juifs qui ont dû enlever leurs souliers avant d’être fusillés par le fasciste Arrow Cross et dont les corps sont tombés dans le fleuve pour être emportés par le courant pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Sur une note plus joyeuse, Budapest a su garder le côté grandiose des années fastes de l’empire austro-hongrois. L’architecture est simplement magnifique. En fait, c’est à cette époque que Budapest est devenue une seule ville, d’une vue administrative, bien sûr, car encore aujourd’hui, on fait référence aux anciennes villes : Buda à l’ouest du Danube, Pest à l’est, et Óbuda, le plus vieux quartier de Buda. Donc en marchant du côté de Pest, la vue sur Buda est impressionnante, de jour comme de nuit.


S’il y a beaucoup d’attraits touristiques du côté de Buda, c’est du côté de Pest que tout se passe : la rue commerçante, les restos, les bars, les autres attraits touristiques, bref la vie! Le destin a aussi fait que mon ancienne collègue Miss S se trouvait à Budapest pendant ce même week-end, nous en avons donc profité pour faire du rattrapage. Même en soirée la température était toujours aussi agréable, alors je peux maintenant affirmer avoir eu mon premier repas sur une terrasse en 2012. À la suggestion de l’employée de l’auberge, nous avons choisi un des multiples restaurants-terrasses situés sur la Ráday utcá. Si mes deux compagnons ont testé la cuisine hongroise dès le premier soir, je suis restée un peu traditionnelle en y allant avec des pâtes. Cette rue se trouve dans le quartier étudiant, donc les prix sont très abordables, il y a aussi plusieurs bars qui semblaient très chaleureux, mais nous avions déjà un plan pour la soirée.

Budapest regorge de bars originaux et décontractés nommés romkocsma (bar en ruines), des endroits comme on en voudrait plus en Europe de l’Ouest et en Amérique, mais qui ne pourrait avoir que de pâle copie pour des raisons de santé, de sécurité et de risque d’incendie. Bon dit comme ça, vous avez l’impression qu’on ne peut pas sortir vivant de ces endroits, mais oui on le peut, la preuve j’écris cet article. Notre choix c’est arrêté sur Szimpla, une autre recommandation des filles de l’auberge. La décoration est aussi éclectique que la foule qui s’y trouve. J’ai dû utiliser le flash pour qu’on puisse y voir quelque chose, mais ça gâche l’ambiance. 

Donc, ce bar se trouve dans des logements abandonnés, certaines pièces des appartements ont gardé leurs murs, d’autres ont été abattus pour faire de plus grand espace, la cour intérieure devient une grande terrasse, tous les meubles sont complètement dépareillés, bref c’est un chaos stylisé! J’ai vraiment adoré cet endroit, mais le bas prix de l’alcool n’aide pas votre mal de tête du lendemain, je vous avertis! Surtout si Miss S décide de demandé un shooter de liqueur traditionnelle hongroise. AVERTISSEMENT : si on vous offre du Unicum, il faut poliment refuser ou courir dans la direction opposée, c'est au choix, car cet alcool est vraiment la chose la plus infecte que je n’ai jamais goûtée. Une bouteille d’eau entière s’est imposée après cet horrible shooter. Miss S, ma vengeance sera terrible (j’ai failli t’en acheter une bouteille à la boutique hors-taxe!!!!), tu n’as qu’à bien tenir.

Donc, après une soirée arrosée, quoi de mieux que d’aller au spa? Ça tombe bien, la ville regorge de thermes. Nous avions l’embarras du choix, mais nous sommes allés avec la recommandation de G le Hongrois, et nous n’avons pas été déçus. Beaucoup de bains sont séparés homme/femme, alors quand on voyage en couple, ce n’est pas génial! Vivement les bains mixtes de Széchenyi Fürdő dans le magnifique Városliget (le nom hongrois semble plus joli que sa traduction française : parc municipal!).

L’endroit est à couper le souffle, il faut vraiment le savoir que des bains thermaux se cachent dans ce bâtiment. Une fois à l’intérieur, c’est tout aussi beau, mais mon déchante vite lorsque qu’on essaie de comprendre comment faire pour acheter un billet. La liste des prix est très longue, il faut faire le tour du hall d’entrée pour trouver le panneau dans une langue qu’on comprend, mais on n’y comprend rien donc on pose plein de questions aux guichetières dont on ne comprendra rien de leur réponse tant leur anglais est très approximatif et le petit trou dans la vitre du guichet ne nous aide pas à bien entendre la réponse… Mais bon, on a bien réussi à obtenir deux billets d’accès et une cabine pour se changer qui sert aussi de casier. Il n’y a pas que les guichetières qui offrent un mauvais service, disons que quand je demande des directions dans un labyrinthe je m’attends à plus que «C’est par là», car toutes les indications sont seulement en hongrois! Donc une fois que l’on connaît le chemin, on peut enfin apprécier la détente. 

On trouve plusieurs bains à différentes températures oscillant entre 28°C et 38°C. Nous nous sommes rendu compte que vers la fin de matinée que nous ne devrions pas resté plus de 20 minutes par bassin, heu oups! Nous avons aussi fait un tour dans le sauna, mais comme C l’Irlandais n’avait jamais essayé la chose, nous n’avons pas sué très longtemps. Plongés dans toute cette eau chaude et réconfortante, on ne se doute pas vraiment pas que la déshydratation nous guette à grands pas (et le personnel au service à la clientèle impeccable *tousse* ne nous avertis pas du tout qu’il faut penser à s’hydrater quand on est plongés dans ces centaines de litre cube d’eau). Donc même si le service à la clientèle de semble pas être la force de la place, la beauté et l’aspect relaxant de l’endroit vaut le détour. N’oubliez pas de vous hydrater par contre. Nous avons dû engloutir plus de 5 litres d’eau chacun pendant le reste de l’après-midi!

Pour notre dernière journée complète, nous avons décidé d’aller faire un tour du côté de Buda et d’aller voir le château. Nous étions encore déshydratés de la veille et très paresseux, donc nous avions comme objectif de prendre le funiculaire pour escalader la « montagne », eh bien, nous n’étions pas les seuls à avoir eu cette super idée. Comme la file d’attente semblait plus éprouvante que de monter les escaliers! Donc une marche à la fois, nous avons fini par atteindre le sommet. 

C’est un peu dommage qu’il ait fait si gris, mais nous avons quand même bien profité de l’architecture. Nous avons aussi participé à une foire de Pâques où certains commerçants portaient des costumes traditionnels hongrois et nous sommes tombés par hasard sur le changement de la garde, rien à voir avec celle de Buckingham Palace.

Comme les nuages et la pluie nous menaçaient, nous en avons profité pour aller visiter un pub recommandé encore une fois par G le Hongrois, le Café Lánchíd Söröző, parfait pour un samedi après-midi nuageux. Nous avons donc opté pour rester au chaud auprès de bon petits repas simples et délicieux, mais nous avons mal calculé notre affaire, car il pleuvait à seaux, nous avons pressé le pas pour rentrer à l’auberge. Il y avait un repas communautaire d’organisé à l’auberge, nous avons cuisiné un plat typiquement hongrois le Paprikás Krumpli, soit dans sa traduction littérale : les patates au paprika. Très simple, patates, oignons, saucisses et paprika, mais très réconfortant, comme tout plat à base de patate! Comme la pluie tombait toujours et pas rien qu’un peu, ce souper de groupe était plus que bienvenu, surtout que nous avions tellement marché dans les jours précédents que nous étions épuisés.

Mis à part notre shooter d’Unicum, notre voyage c’est très bien déroulé et je vous recommande fortement d’aller faire un tour à Budapest si vous en avez la chance! Je ne peux pas en dire autant pour notre retour à Londres par contre. Oh mon dieu, nous avons passé plus de 9 heures dans le transport, en incluant l’attente. Le vol a été retardé à la dernière minute, nous avons poireauté pendant près de 30 minutes dans la navette qui devait nous mener à l’avion, puis on nous a demandé de rentrer dans l’aéroport pour attendre encore une heure, tout ça sans vraiment nous faire expliquer pourquoi le vol était retardé… C’était la deuxième fois que je volais avec WizzAir et c’est fort certainement la dernière fois. Même les vols de RyanAir sont plus agréables, je ne pensais pas qu’il était possible d’avoir autant peu d’espace pour les jambes et avoir les genoux du colosse de derrière dans le dos pendant 2h30 quand tu as mal au dos, ce n’est vraiment pas la joie.

Sur ce, pour plus de photo, c’est ici.