mercredi 9 novembre 2011

Zagreb en novembre

Pourquoi aller en Croatie en novembre vous me direz? Eh bien, premièrement parce que je n'allais pas sur le bord de la mer, deuxièmement parce que ce n'était pas cher, mais surtout pour aller visiter A mon amie Allemande qui y travaille depuis près d'un an!

 La Croatie, c'est un petit pays, donc Zagreb est une petite capitale. La première chose qui frappe, c'est qu'il faut vraiment regarder où l'on va, car sinon on risque de foncer dans le piéton en face de soi qui vient de s'arrêter brusquement parce qu'il vient de rencontrer quelqu'un qu'il connaît sur la rue. Tout le monde connaît tout le monde! Moi je connais A, c'est tout et c'est suffisant, car comme je ne connais pas la langue, ça serait difficile d'établir la communication. Avec des bases dans 4 langues européennes, je ne peux pas dire que je comprends grand-chose au croate. Même à la lecture, on ne reconnaît que très peu de mots. Ça faisait tellement longtemps que je ne m'étais pas retrouvée dans un pays où je ne parle pas la langue du tout.

Autre habitude frappante, les Croates semblent tous pouvoir prendre un café à l’infini sur l'une des innombrables terrasses situées aux quatre coins de la ville. Il n'est pas étonnant que Starbucks n’ait pas réussi à s'implanter dans le pays. Le café pour emporter, c'est pratiquement une insulte! Le seul hic avec tous ces cafés, c'est que la majorité d'entre eux ne servent pas à manger, dommage.

Parlant de manger, je n'ai pas fait ma difficile et j'ai goûté à des spécialités locales. Pour dîner, nous avons opté pour les ćevapi, des saucisses que l'on agrémente d'oignon et de purée de poivrons, le tout servi dans un pain au maïs et cela se mange comme un sandwich. Le goût de la saucisse était familier, sûrement un mélange de viande que ma grand-mère a déjà fait... Mais bon, je ne sais pas si ce repas affecte les relations, mais bon avec autant d'oignon dans un sandwich, ça fait une de ces super haleines. 
Après nous avons satisfait notre dent sucrée avec un kremšnite, le gâteau typique de la région. Si le nom ressemble à crème, il n'y a pas de crème dans cette recette, il s'agit principalement d'œufs montés en mousse pour faire un genre de meringue. La portion semble énorme, mais ca se mange comme du vent.

Comme je disais plus haut, Zagreb c'est petit, j'étais bien contente que mon amie A me propose de prendre la voiture pour aller en dehors de la ville. Nous avons donc passé toute la journée de samedi à Samobor, qui se trouve près de la frontière avec la Slovénie. Le soleil était au rendez-vous et nous avons pu profiter d'une superbe journée d'automne, il a même fait jusqu'a 18°C pendant la journée. Malgré la chaleur, cela sentait quand même l'automne puisque plusieurs gens faisaient brûler les feuilles mortes qui s'accumulent à vue d'œil. Nous nous sommes donc promenées le long du ruisseau comme beaucoup d'habitants de la région. Nous avons trouvé un petit marché aux puces où l'on vendait vraiment tout et n'importe quoi, mais surtout n'importe quoi!

La place centrale de Samobor était remplie de cafés, on y a fait un arrêt pour manger notre fameux gâteau. On a aussi continué notre promenade plus en hauteur où nous sommes tombées sur le cimetière. La Croatie est un pays très catholique et le 1er novembre, on célèbre la Toussaint. Il s'agit d'ailleurs d'un jour férié, donc on en profite en même temps pour célébrer le jour des Morts qui, selon le calendrier, est le 2 novembre. Les gens se réunissent donc au cimetière pour allumer des lampions pour honorer les morts. On a pu voir les vestiges de ces lampions, il devait facilement en avoir des milliers dans ce petit cimetière. C'était très impressionnant.


Pour revenir à Zagreb, je suis arrivée en après-midi un vendredi et ma première mission a été de trouve le H&M, bien sûr. Disons que j'ai été plutôt chanceuse, car cela fait moins d'un an qu'il y a des H&M en Croatie. Mais bon, on se dit ah l'Europe de l'est c'est moins cher, mais ce n’est pas toujours évident à gérer car comme ces pays utilisent toujours leur propre monnaie, il faut faire usage de conversion. En Croatie, on utilise les Kunas. La conversion n'est pas nécessairement évidente à calculer, on divise par 8 environ pour avoir le prix en livres sterling, par 7 pour l'euro et par 5 pour le prix en dollars canadiens. Comme moi et les maths nous n'avons jamais fait bon ménage, j'opte pour le dollar canadien, c'est plus facile de diviser par 5! En fin de compte, je n'ai rien acheté à H&M, car je n'avais pas besoin de rien, tant mieux!

Donc comme A devait partir pour l'Ukraine pour un voyage d'affaires, très tôt le dimanche matin, j'ai préféré réserver une auberge de jeunesse pour le restant de mon séjour. Mon choix s'est donc arrêté sur Hobo Bear Hostel, surtout parce que le nom et le logo sont cool, mais aussi parce que les critiques étaient bonnes. Et au nombre d'auberge de jeunesse que j'ai visitée dans ma vie, je devrais franchement commencer à en écrire des critiques sur le site de HostelWorld que j'utilise en tout temps. Une résolution de nouvelle année peut-être?

J'ai passé la journée de dimanche à vagabonder dans Zagreb. J'ai fait un arrêt matinal dans un autre marché aux puces où l'on trouvait surtout n'importe quoi même si supposément il s'agissait d'un marché d'antiquités. J'ai ensuite escaladé les hauteurs de Zagreb pour aller visiter la vieille ville. On se serait cru à Québec avec le funiculaire. On y trouve principalement de très jolies églises, mais comme c'était l'heure de la messe, je n'ai pas osé entrer, mais ce n'est pas comme si je n'avais jamais vu l'intérieur d'une église... J'ai aussi fait, à la suggestion d'A, la visite d'un musée plus que particulier, le Museum of Broken Relationships. On y trouve plusieurs objets représentants d'anciennes relations pour la plupart amoureuses, de gens de partout au monde qui en ont fait don avec une petite explication pour chacun d'entre eux! Toutes les descriptions sont en anglais, donc on arrive à s'y retrouver, sinon on dirait juste une collection d'objets plus qu'hétéroclites...

Bien contente d'avoir vu A après près d'un an et demi sans s'être vues, bien dommage de n'avoir pu passer plus de temps avec elle. Quand on réserve longtemps à l'avance pour profiter des bas prix, le temps peut nous jouer des tours. C'est la vie! Au moins, je reste encore assez longtemps à Londres pour qu’elle vienne me visiter.

Les photos par ici.

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