jeudi 29 décembre 2011

Marché de Noël de Cologne

Bon, si j'ai été déçue de mes expériences de marchés de Noël en Angleterre, il n'a rien de mieux que d'aller voir l'original pour se faire une bonne idée. Un des plus grands et plus réputés marchés de Noël se trouve à Cologne en Allemagne, c'est pourquoi j'ai fait une entorse à ma résolution hâtive de 2012 pour aller vivre la magie de Noël.

Déjà en partant, Cologne c'est une belle ville, donc même si les marchés de Noël étaient ennuyeux, on pouvait faire 1001 autres trucs. Une chance que j'avais déjà visité Cologne, car on a finalement passé tout le week-end dans les multiples marchés de Noël qui se trouvent dans la ville.

Si le marché aux abords de la cathédrale de Cologne, le fameux Dom, est le plus populaire et le plus grand, ce n'est pas nécessairement mon préféré. L'arbre de Noël au centre du marché est majestueux et il y a même une petite scène où se produisent orchestres et autres troupes de danse locales. Le Dom est aussi très impressionnant en arrière-plan.


Mais je crois que le marché que j'ai préféré c'est celui de la vieille ville. Ça doit être à cause de mon affection des gnomes et nains de jardin! Ou peut-être simplement, car cela semblait plus vieillot et traditionnel. Il y avait même une patinoire à ce marché, mais disons que l'état de la glace faisait vraiment pitié!! Je ne suis pas convaincue qu'il avait une Zamboni pour entretenir la glace, mais cela n'empêchait pas les enfants de s'amuser!

Et les grands, comment s'amusent-ils? Ils boivent et ils mangent jusqu'à l'explosion... Je dirais que plus de la moitié des stands dans les marchés sont dédiés aux boissons et à la nourriture. Je ne suis pas une grande amatrice du vin chaud épicé, mais j'ai bien apprécié mon cidre chaud à la cannelle. J'avais l'impression de boire de la croustade, c'était réconfortant. Chaque marché possède ses propres tasses. On paye un dépôt qui est remboursable lorsque l'on retourne la tasse ou on garde la tasse en souvenir, c'est au choix. J'avais trop peur de casser ma tasse dans le transport, donc j'ai préféré ravoir mon dépôt!


Une autre boisson très prisée et typique du marché de Noël, c'est le Feuerzangenbowle, un «punch à base de vin rouge et de rhum servi chaud et flambé» comme le dit si bien mon dictionnaire allemand-français préféré, LEO. Qu'est-ce qui flambe comme ça, me direz-vous? Nul autre qu'un cône de sucre (oui les cubes c'est tellement dépassé...) trempé dans le rhum. Bref, assez sucré comme boisson, mais ça garde au chaud, car l'Allemagne c'est plus au sud que l'Angleterre, mais il y fait plus froid quand même!


Donc, dans cet autre marché qui se tenait près du Musée du chocolat (où j'avais déjà été et que je recommande!) situé en bordure du Rhin, nous avons aussi vu la pire crèche de l'histoire, et j'exagère à peine! Franchement, je suis certaine que beaucoup d'enfants ont dû faire des cauchemars après avoir vu ça. Bébé Jésus dans un panier d'épicerie, vraiment?


Et depuis quand les anges volent-ils comme Superman? Bref, ce n'était pas une réussite, mais disons que nous avons bien rigolé. Pauvres parents qui devaient expliquer cela aux enfants...


Boire, ça creuse l'appétit. Tant mieux il y a de la bouffe à ne plus finir, et quoi de mieux qu'une brochette de porc de 50cm cuite sur le gril, miam. Disons que ça fait beaucoup de viande pour une seule personne, c'est toujours mieux de partager.


Le lendemain matin pour déjeuner, je n'ai pas pu résister à la suggestion de mon amie québécoise S, qui habite en Allemagne depuis quelques années et je me suis commandé des Kartoffelpuffer avec de la compote de pommes. Bref, c'est la version allemande et bien meilleure des patates hachées brunes de chez McDo.




Autre tradition allemande, mais à laquelle j'ai résisté, ce sont les fameux colliers en pain d'épice que l'on retrouve un peu partout que ce soit Noël ou OktoberFest... Je trouve amusant de lire les messages sur ces énormes biscuits en forme de cœur. Les messages sont naturellement en allemand, mais combien de touristes ont dû se faire berner quant à la signification des messages qui vont de «T'es une super mamie» à «Veux-tu m'épouser?».  Je suis sûre que ces cœurs ont créé secrètement plusieurs polémiques!


Comme toujours, j'ai passé un excellent séjour en Allemagne, mais ce voyage aurait pu mal tourner vu que j'ai réservé un train trop tardif pour rentrer à Francfort où nous prenions l'avion. Nous avons dû refaire une nouvelle réservation pour la modique somme de 75 euros. Je voulais profiter de la fidélité du service postal allemand pour envoyer mes cartes de Noël, mes cartes carrées étaient hors norme, donc elles coûtaient trois fois plus cher que prévu... mais au moins elles sont arrivées à temps! Et puis lorsque j'ai voulu prendre ma première photo du matin, mon appareil-photo m'a gentiment affiché le message suivant: Carte mémoire absente. Noooooooooooooooooon!!! Heureusement pour moi, j'avais vu un Saturn sur la rue commerçante la veille à notre arrivée, la version allemande du Future Shop et non pas la voiture de GM. Voilà, nouvelle carte mémoire achetée ce qui me permet de vous montrer toutes ces belles photos ici.

mercredi 28 décembre 2011

Un an d'attente pour ça?

Plusieurs d'entre vous le savent déjà, j'aime bien participer aux voyages organisés par le BUNAC. J'apprécie particulièrement les voyages au Royaume-Uni, car il s'agit souvent d'endroits plus difficiles d'accès ou simplement des endroits que je n'aurais pas pensé visiter.

L'an dernier, je m'étais inscrite au voyage au château de Leeds et Rochester, mais l'activité a été annulée à cause de la très mauvaise température (il était tombé 5 cm de neige!). On nous avait donc proposé un voyage à Stonehenge et Bath à la place. Je me suis donc réinscrite cette année pour ce voyage qui me semblait très intéressant, la rumeur voulant qu'il s'agisse d'un des plus beaux châteaux d'Angleterre. Une fois arrivée au point de rencontre tôt pour un samedi matin, j'ai fait une minicrise cardiaque en voyant la guide que l'on avait eue pour notre escapade dans les Cotswolds et qui était d'un ennui mortel. Par chance, elle faisait partie du voyage pour Cambridge, fiou! Enfin presque, nous étions supposés avoir Rob notre guide habituel que l'on avait eu à Stonehenge et pour la fin de semaine d'équitation au Pays de Galles, mais finalement on a eu droit à un remplaçant... Pas aussi pire que la madame, mais il sait juste pas quand il est temps de se taire parce que personne n'écoute plus depuis longtemps!!

Une fois arrivés au château de Leeds, qui en passant n'est pas dans la ville de Leeds dans le nord de l’Angleterre, mais bien dans le compté de Kent près de Londres, nous avons pu nous dissocier du guide et aller comme bon nous semble dans le château. Si la majorité d'entre nous on été émerveillés par les jardins et l'architecture du château, nous avons été plusieurs à être déçu de voir les «déguisements» de Noël dans les pièces du château. Il s'agissait de très belles décorations, ne vous détrompez pas, mais ce n'était pas ce genre de visite qu'on nous avait vendu.


Même la publicité à l'extérieur du château annonçait que le château serait décoré pour Noël à partir du 5 décembre, mais ça l'air qu'il avait de l'avance puisqu'on était le 3 décembre et tout était près! Chaque pièce avait un thème, d'Alice au pays des merveilles, en passant par Casse-Noisette, le chocolat et j'en passe. Je dois dire que mon cœur de ballerine a flanché pour la chambre Casse-Noisette, mais j'aurais bien aimé visiter ce château dans son état «normal».

Au moins, l'extérieur n'était pas décoré de structures gonflables dignes du 450!



Une autre attraction du château est le fameux labyrinthe de cèdres. J'y suis allée pour voir s'il était mieux que celui à Hampton Court Palace, et à ma grande surprise je n'ai pas été déçue!  Le labyrinthe est beaucoup plus grand et beaucoup plus difficile, il y a d'ailleurs un surveillant sur le rocher au milieu du labyrinthe.



Si j'ai bien aimé le labyrinthe, j'ai surtout trouvé la sortie cool. On a dû entrer dans la grotte sous le rocher et parcourir des couloirs décorés de monstres marins. Mais l'essentiel, c'est d'être sortie à temps pour aller reprendre le bus. Pas que la partie qui s'en venait était beaucoup plus palpitante...

Nous nous sommes ensuite dirigés vers Rochester pour aller au Dickens Christmas Market, le plus grand marché de Noël du sud-est de l'Angleterre comme ils aiment bien le préciser sur leur site web. Depuis quelques années, le Royaume-Uni essaye de s’imprégner de cette tradition allemande que sont les marchés de Noël et à mon avis ça ne fonctionne pas vraiment. J'ai toujours l'impression que d'un kiosque à l'autre on retrouve les mêmes bébelles sans intérêt. Malgré cela, les gens sont curieux et se déplacent en grand nombre, ce qui fait qu'il est difficile de circuler. Notre groupe de quatre s'est vite dissous en deux groupes de deux!

Et pourquoi le marché de Noël est-il associé à l'auteur Charles Dickens? Il s'agit d'une des villes préférées de Dickens en Angleterre, il a longtemps habité dans la région de Rochester. D'ailleurs l'action de son roman Les grandes espérances se déroule d'ailleurs à Rochester. Plusieurs commerces portent des noms reliés à l'oeuvre de ce grand écrivain du XIXe siècle. Nous avons pu voir des gens déguisés en personnages issus de romans de Dickens tout au long de la journée. À 17h, ils se sont tous rassemblés pour faire une parade illuminée à la chandelle. C'était bien beau, mais avoir su qu'on aurait été pogné dans le trafic près de deux heures à cause de ça, je m'en serais passé.

Sinon, je crois que Rochester, ça doit être fort joli à visiter quand il n'y a pas autant de monde! Mais encore une fois, tout un après-midi de décembre, ça peut être long. Lors de la belle saison, l'office du tourisme organise une visite guidée à pied une fois par jour, ça ça vaut peut-être la peine si jamais vous passez par là!

Pour le reste des photos, c'est ici.

lundi 26 décembre 2011

Soccer vs. football

Ce n'est un secret pour personne, je suis une fan de hockey, une vraie! Malgré qu'en ce moment, ça me dérange plus ou moins de manquer la saison du Canadiens vu les piètres performances de l'équipe en 2011. Je leur souhaite de retrouver leurs forces en 2012, parce que pour l'instant c'est loin de sentir la coupe...

Entre-temps, ici le sport national c'est le soccer, oups désolé le football! Chaque fois que j'ose prononcer le mot «soccer», on me prend pour une Américaine et on me dit que le football américain ce n'est pas le vrai football. Mais il faut voir leur tête quand je leur dis que je suis Canadienne et qu'on joue au football canadien. Bel air perplexe!

J'ai déjà essayé de m'initier au soccer au Québec, je suis même allée voir l'Impact de Montréal il y a quelques années. Je n'attrape jamais la fièvre de la Coupe du monde ni de l'Euro, et ce, même si cela «contamine» bon nombre de gens autour de moi! Mais bon, je me suis dit à mon arrivée en Grande-Bretagne que si l'occasion se présentait, je ne pouvais pas passer par dessus cette expérience de culture locale! Et voilà, on m'a offert un billet de la Champion League pour aller voir Chelsea vs. Valencia.

Bon, plusieurs de mes collègues et ainsi que des amis m'ont reproché d'aller voir Chelsea, un match d'Arsenal aurait été meilleur selon eux, mais pour moi c'est du pareil au même! Je savais que le stade est à toit ouvert, donc je m'étais emmitouflée à rendre jaloux mes accompagnateurs. J'ai quand même bien misé avec ma couverture en polar bleu Air Transat, c'était le même bleu que celui de Chelsea! Avec ma chance légendaire chaque fois que je vais dans un nouveau stade, oui j'avais encore une fois le mur en arrière de moi, mais pour une fois ce n'était pas de si mauvais sièges!! On avait une très belle vue.


Mais ça n'empêche pas de zoomer non plus...

Une première chose que j'ai remarquée une fois dans le stade, c'est la ségrégation des partisans. Oui, oui, les partisans de l'équipe adverse ont une section réservée à eux dans un coin du stade, question de sécurité. L'époque des hooligans est presque révolue, mais on garde certaines précautions. Des fois, je me dis que pour certains matchs de hockey ça ne serait pas fou. Je garde un très mauvais souvenir d'un match Toronto c. Montréal. J'étais assise à côté de fans des Maple Leafs portant des masques de lucha libre et les gens en arrière de moi n'avaient rien de mieux à faire que de leur crier des insultes dans MES oreilles. Je n'irais plus jamais voir un match contre Toronto, c'est sûr!

Tout comme au hockey, on présente les joueurs en début de partie. On m'a demandé si je connaissais des joueurs dans l'une ou l'autre des équipes. Ah tiens oui, lui, Ashley Cole...
mais juste parce qu'il a été marié à Cheryl Cole... vivement les revues à potins!!!

Vu mon manque d'enthousiasme durant le match, on a cru que je m’emmerdais, mais ce n'étais pas totalement vrai. Je dois dire que j'étais plutôt concentrée à suivre le ballon et à essayer de comprendre la beauté du jeu. En vain, je crois que c'est une question d'éducation. Je n'ai pas été élevée dans une famille fan de soccer (et ce, même si mon père a été coach de l'équipe de ma sœur l'espace d'un été). Chez nous c'était hockey l'hiver et baseball/balle-molle l'été! Je suis quand même bien contente d'avoir pu vivre cette expérience totalement européenne.

Oh en passant, Chelsea a gagné 3-0!

Virée à l'est à Bucarest

Lors de mon anniversaire, j'ai pris une résolution du Nouvel An à l'avance! De cette façon, je m'assure de conjurer le mauvais sort et je vais pouvoir respecter mon engagement (ou presque). Enfin, je dis une résolution, mais c'est plutôt deux sur le même thème, celui du voyage (mais ça, ça vous étonne). Donc première résolution: Ne voyager que dans des villes où je n'ai pas encore mis les pieds. Deuxième résolution: Faire la découverte de l'Europe de l'Est, endroit où je me suis trop peu aventurée.

Mais ce n'est pas parce qu'on prend des résolutions pour 2012 qu'on ne peut pas les appliquer pour 2011. C'est pourquoi lorsqu'une ex-collègue de travail Madame S m'a invité à aller la voir en Roumanie où le boulot l'a transférée, j'ai sauté sur l'occasion. Direction Bucarest, la capitale, le temps d'un week-end accompagnée d'une autre ex-collègue, Miss M.

Ni une ni deux, j'ai réservé des billets d'avion pour Bucarest. Une fois la transaction terminée, je m'aperçois que le vol dure près de 3 heures! Bon c'est où encore la Roumanie? Ah ouais, c'est effectivement loin!

Agrandir le plan

Juste avant de partir, Miss M et moi avons regardé la prononciation de certains mots d'usage courant juste pour ne pas faire trop touristes. Si le roumain est l'une des cinq langues latines (avec le portugais, l'espagnol, l'italien et le français) c'était comme du chinois pour moi. D'habitude je suis capable des trucs à gauche à droite, surtout quand je lis, dans les autres langues comme le portugais ou l'italien que je ne parle pas, mais là, que dalle. Bon après une journée à Bucarest, je peux dire que je commençais à comprendre des mots ici et là, mais jamais assez pour comprendre totalement le sens ou le sujet d'une conversation. Dépaysement total, c'est ce qu'on recherchait!

Au cours de mes voyages, j'ai dû rencontrer plusieurs personnes dans des endroits différents, mais souvent du type café, resto, station de métro ou arrêt d'autobus, mais pas à Bucarest. Madame S nous a donné un point de rencontre du moins particulier sur la Piața Victoriei, elle nous a dit: «Je vous attends à la girafe, vous ne pouvez pas la manquer c'est la seule sur la place». Ouais ben j'espère qu'on ne peut pas la manquer, parce que je ne suis pas une experte en girafe, ni en faune de la Roumanie, mais mon petit doigt me dit que les girafes, ça ne coure pas les rues en Roumanie... Eh bien, la voici notre girafe, elle est tout juste à l'avant du musée des sciences naturelles:


Grâce à nos connexions secrètes, nous avons réussi à nous faire inviter au lancement de la version roumaine de Ru, le premier roman de Kim Thúy. Je me suis dit que ça serait peut-être le moyen de mettre la main sur le roman en français puisque l'auteure était présente et que les Roumains ont la réputation d'être francophiles, car je suis en manque de littérature québécoise. Mais non, il n'y avait que la version en roumain. J'ai quand même eu la chance de rencontrer l'auteure avant la conférence de presse. C'était plutôt drôle de parler 100% québécois en plein milieu du Salon du livre de Bucarest, mais disons que moi aussi j'aurais voulu avoir un interprète personnel durant la conférence, une chance qu'il y avait des petits bouts en français... Madame S et Miss M ont été très patiente, car l'une comprend un peu le français et l'autre pas du tout!


Après avoir fait le tour du Salon du livre, nous avons décidé d'aller faire le tour de la ville. Je ne suis pas une fan des autobus touristiques, mais là ça revenait à moins de 5£ pour la journée. Madame S est restée au chaud alors que Miss M et moi avons bravé le froid pour être au 2e étage, bref celui où on voit quelque chose!!! Même si le bus va vraiment plus lentement que le reste de la circulation en général, j'ai trouvé que ce n’était pas toujours évident d'avoir le temps de prendre de bonnes photos.


Dans le Lonely Planet, on disait dans l'introduction que Bucarest était autrefois surnommée le Paris de l'Est. Je n’ai aucun mal à le croire, puisqu'il y a une réplique de l'Arc de Triomphe et une place Charles de Gaulle. D'ailleurs, la statue du général se tient aujourd'hui où se tenait autrefois une statue de Staline pendant le régime communiste. Bref, on retrouve beaucoup de noms de rue et d'endroit qui rappellent Paris. Il ne manque qu'une réplique de la tour Eiffel!



Si en magasinant pour un chandail chaud à H&M, je n'ai pas trouvé que je faisais des économies, il est vrai que le coût de la vie est moins cher lorsqu'on compare le coût du transport (passe de métro pour une journée, 7 lei soit moins de 1,50£) et l'entrée des musées (5-6 lei). Et comme nous étions logées chez Madame S, je ne peux pas dire qu'il s'agit de mon voyage le plus coûteux de l'année! Donc à ces prix-là, cela me dérange moins de faire un musée qui ne m'intéresse pas vraiment, comme le Musée des villages roumains. Il s'agit de la reconstitution d'un village d'antan à l'échelle miniature. Pour en avoir fait d'autres en Europe, j'ai toujours l'impression qu'ils se ressemblent tous, même si chaque culture est différente. Je me rappelle en Suède que tout le monde me recommandait d'aller à Skansen, j'y ai donc fait un tour pour apprendre que l'attraction principale était les orignaux!!!  Ah, avoir su...

Le Lonely Planet est ma bible du voyage, mais, car il y a toujours un mais, je vais commencer à me méfier sérieusement quand la critique est trop enthousiaste! Je m'explique, lorsqu'on est allé à Suzhou en Chine, le Lonely Planet recommandait ardemment d'aller visiter le Musée de la soie, qui était un incontournable. On ne pouvait pas aller à Suzhou sans visiter ledit musée. Bref, nous sommes allées visiter le musée en quête d'air conditionné et franchement, nous avons été extrêmement déçus. Le musée n'était pas très grand, ni intéressant, mais on aboutissait à la fin dans une immense boutique souvenir. Ah, je me demande quelle est la ristourne que l'auteur se fait sur les ventes! Bref, pour revenir à la Roumanie, l'auteur nous recommande d'aller au Musée de la vie paysanne roumaine. Il affirme même que le musée «est tellement bien, on voudrait lui faire un câlin». Je ne sais pas vous, mais moi je n’ai jamais eu envie de faire un câlin à un musée, et surtout pas celui-là. Il était très intéressant, certes, beaucoup plus que celui sur les villages, mais bon je crois que l'auteur devrait revoir sa rubrique!

Lorsqu'on voyage, il faut être attentif à tout, car on peut faire de belles découvertes ou faire des découvertes insolites, comme cet affichage dans un passage piétonnier sous terrain :

Vous avez bien vu, PAS DE CORNET!!! Soyez bien avertis!

Le reste des photos ici.


jeudi 22 décembre 2011

Décembre, où es-tu?

Si vous vous demandez où j'étais en décembre, moi je me demande plutôt où décembre est allé, parce que je ne suis pas sûre de l'avoir vu!

La fin de semaine de Noël sera ma première et dernière fin de semaine passée à Londres en décembre, bref je n'ai pas passé un seul week-end à la maison. Il est donc normal que j'aie énormément de retard sur ce blogue.

Je suis officiellement en vacances depuis aujourd'hui, et ce, jusqu'au 4 janvier. Je vais avoir le temps de me rattraper, ne vous inquiétez pas j'ai vraiment plein de trucs à vous raconter!

À bientôt!

mercredi 23 novembre 2011

Noël en novembre

Si le Québec a connu sa première véritable bordée de neige aujourd'hui, je peux dire qu'à Londres, nul besoin de neige pour être dans l'ambiance du temps des Fêtes! Toutes les grandes artères commerciales arborent fièrement leurs lumières de Noël depuis, tenez-vous bien, le 1er novembre.

Oui oui oui, vous avez bien lu, le 1er novembre. On a même eu droit à plein de pseudo vedettes pour célébrer «l'allumage» des lumières. Malheureusement pour Justin Bieber, je n'ai pas pu débloquer une case à mon horaire chargé pour lui faire honneur de ma présence au centre commercial de Westfield lorsqu'il a appuyé sur l'interrupteur. Dommage pour lui...

Donc depuis plus de 3 semaines, Londres ressemble à ça sur Oxford Street:





Et je le jure, ce n'est pas les photos des lumières de l'an passé. Noyeux Joël!

dimanche 20 novembre 2011

Chambre musicale

J'ai décidé de quitter ma boîte à chaussures au courant du mois d'octobre. G et moi ne nous sentions plus vraiment à notre place dans cet appartement et nous avons décider de partir dans des circonstances que je préfère omettre, car ce blogue ce veut positif! G avait déjà commencé à regarder ailleurs pour déménager seul, car après 18 déménagements en 5 ans, la coloc, il en avait marre et je le comprends. De mon côté, je n'étais pas préparée à ça, donc je vagabonde d'un endroit à un autre depuis chez des gens adorables qui m'hébergent généreusement, en plus de ceux qui hébergent tous mes cossins. C'est fou se qu'on peut accumuler en un an dans une boîte à chaussures!!!!

J'ai donc passé ma première semaine chez mon ancienne collègue M, on a passé du girly time ensemble c'était vraiment bien. De plus, on avait déjà pleins d'activités de prévues ensemble cette semaine-là, party d'Halloween et bowling avec la gang de la balle-molle, ça tombait bien. Et c'est toujours plus amusant de prendre le bus de nuit à deux!

Ensuite, G partait pour 2 semaines aux États-Unis faire le road trip d'une vie en parcourant 5 États du sud-est. Ces photos sont magnifiques, ça donne vraiment envie de prendre mon permis de conduire pour pouvoir faire ce genre de chose! Mais bon, ça, c'est une autre histoire. Bref, ça m'a fait trop bizarre d'habiter seule pendant 2 semaines. Ce n'est pas comme si je n'avais jamais habité seule, mais disons qu'un studio ça reste une seule pièce, on a vite fait le tour. Au moins, à Montréal, je pouvais changer de pièce.

Comme G s'était installé à la hâte, il manquait certains trucs pour vivre quotidiennement sans tracas. J'ai donc été faire des courses chez Ikea pour combler les manques. C'était la moindre des choses et comme ça je m'assurais que G reprenait son appart dans un meilleur état qu'il ne l'avait laissé. Mais bon, ça c'était sans compter le fait que j'allais casser la clé dans la serrure de sa porte qui donne sur le jardin, et vlan 175£ chez le serrurier!

Pendant que j'étais chez G, j'ai finalement réussi à me trouver un nouveau chez moi après moult visites et entrevues. Le marché est assez féroce en ce moment, beaucoup de gens cherchent en même temps et il n'y a pas vraiment beaucoup d'appart de libre. J'ai vu des endroits où ils ont passé près de 30 personnes en entrevue... Pas facile de faire sa marque! Donc, quand j'ai su que j'avais cette chambre qui répondait à tous mes critères, j'ai sauté sur l'occasion. Le seul problème c'est qu'elle se libère seulement le 1er décembre! Ce n'est pas grave, j'en ai trop marre de chercher...

Et qu'à cela ne tienne, je déménage pour une 3e fois en un mois. J’habite maintenant à Canary Wharf chez S, mon coach de balle-molle et son petit chien Millie, la mascotte jappante de l'équipe. Petite anecdote, il y a une chaîne de magasin de biscuits qui s'appelle Millie's Cookies. Même si les biscuits ont l'air délicieux, impossible pour moi d'en acheter, j'associe trop le nom à Millie le chien et manger des biscuits de chien, non merci! Je vais donc chez Ben's Cookies à la place.


Donc voici où j'en suis rendue! Encore quelques jours dans mes valises et je devrais avoir un vrai chez moi. Déménagement à suivre!

mercredi 9 novembre 2011

Zagreb en novembre

Pourquoi aller en Croatie en novembre vous me direz? Eh bien, premièrement parce que je n'allais pas sur le bord de la mer, deuxièmement parce que ce n'était pas cher, mais surtout pour aller visiter A mon amie Allemande qui y travaille depuis près d'un an!

 La Croatie, c'est un petit pays, donc Zagreb est une petite capitale. La première chose qui frappe, c'est qu'il faut vraiment regarder où l'on va, car sinon on risque de foncer dans le piéton en face de soi qui vient de s'arrêter brusquement parce qu'il vient de rencontrer quelqu'un qu'il connaît sur la rue. Tout le monde connaît tout le monde! Moi je connais A, c'est tout et c'est suffisant, car comme je ne connais pas la langue, ça serait difficile d'établir la communication. Avec des bases dans 4 langues européennes, je ne peux pas dire que je comprends grand-chose au croate. Même à la lecture, on ne reconnaît que très peu de mots. Ça faisait tellement longtemps que je ne m'étais pas retrouvée dans un pays où je ne parle pas la langue du tout.

Autre habitude frappante, les Croates semblent tous pouvoir prendre un café à l’infini sur l'une des innombrables terrasses situées aux quatre coins de la ville. Il n'est pas étonnant que Starbucks n’ait pas réussi à s'implanter dans le pays. Le café pour emporter, c'est pratiquement une insulte! Le seul hic avec tous ces cafés, c'est que la majorité d'entre eux ne servent pas à manger, dommage.

Parlant de manger, je n'ai pas fait ma difficile et j'ai goûté à des spécialités locales. Pour dîner, nous avons opté pour les ćevapi, des saucisses que l'on agrémente d'oignon et de purée de poivrons, le tout servi dans un pain au maïs et cela se mange comme un sandwich. Le goût de la saucisse était familier, sûrement un mélange de viande que ma grand-mère a déjà fait... Mais bon, je ne sais pas si ce repas affecte les relations, mais bon avec autant d'oignon dans un sandwich, ça fait une de ces super haleines. 
Après nous avons satisfait notre dent sucrée avec un kremšnite, le gâteau typique de la région. Si le nom ressemble à crème, il n'y a pas de crème dans cette recette, il s'agit principalement d'œufs montés en mousse pour faire un genre de meringue. La portion semble énorme, mais ca se mange comme du vent.

Comme je disais plus haut, Zagreb c'est petit, j'étais bien contente que mon amie A me propose de prendre la voiture pour aller en dehors de la ville. Nous avons donc passé toute la journée de samedi à Samobor, qui se trouve près de la frontière avec la Slovénie. Le soleil était au rendez-vous et nous avons pu profiter d'une superbe journée d'automne, il a même fait jusqu'a 18°C pendant la journée. Malgré la chaleur, cela sentait quand même l'automne puisque plusieurs gens faisaient brûler les feuilles mortes qui s'accumulent à vue d'œil. Nous nous sommes donc promenées le long du ruisseau comme beaucoup d'habitants de la région. Nous avons trouvé un petit marché aux puces où l'on vendait vraiment tout et n'importe quoi, mais surtout n'importe quoi!

La place centrale de Samobor était remplie de cafés, on y a fait un arrêt pour manger notre fameux gâteau. On a aussi continué notre promenade plus en hauteur où nous sommes tombées sur le cimetière. La Croatie est un pays très catholique et le 1er novembre, on célèbre la Toussaint. Il s'agit d'ailleurs d'un jour férié, donc on en profite en même temps pour célébrer le jour des Morts qui, selon le calendrier, est le 2 novembre. Les gens se réunissent donc au cimetière pour allumer des lampions pour honorer les morts. On a pu voir les vestiges de ces lampions, il devait facilement en avoir des milliers dans ce petit cimetière. C'était très impressionnant.


Pour revenir à Zagreb, je suis arrivée en après-midi un vendredi et ma première mission a été de trouve le H&M, bien sûr. Disons que j'ai été plutôt chanceuse, car cela fait moins d'un an qu'il y a des H&M en Croatie. Mais bon, on se dit ah l'Europe de l'est c'est moins cher, mais ce n’est pas toujours évident à gérer car comme ces pays utilisent toujours leur propre monnaie, il faut faire usage de conversion. En Croatie, on utilise les Kunas. La conversion n'est pas nécessairement évidente à calculer, on divise par 8 environ pour avoir le prix en livres sterling, par 7 pour l'euro et par 5 pour le prix en dollars canadiens. Comme moi et les maths nous n'avons jamais fait bon ménage, j'opte pour le dollar canadien, c'est plus facile de diviser par 5! En fin de compte, je n'ai rien acheté à H&M, car je n'avais pas besoin de rien, tant mieux!

Donc comme A devait partir pour l'Ukraine pour un voyage d'affaires, très tôt le dimanche matin, j'ai préféré réserver une auberge de jeunesse pour le restant de mon séjour. Mon choix s'est donc arrêté sur Hobo Bear Hostel, surtout parce que le nom et le logo sont cool, mais aussi parce que les critiques étaient bonnes. Et au nombre d'auberge de jeunesse que j'ai visitée dans ma vie, je devrais franchement commencer à en écrire des critiques sur le site de HostelWorld que j'utilise en tout temps. Une résolution de nouvelle année peut-être?

J'ai passé la journée de dimanche à vagabonder dans Zagreb. J'ai fait un arrêt matinal dans un autre marché aux puces où l'on trouvait surtout n'importe quoi même si supposément il s'agissait d'un marché d'antiquités. J'ai ensuite escaladé les hauteurs de Zagreb pour aller visiter la vieille ville. On se serait cru à Québec avec le funiculaire. On y trouve principalement de très jolies églises, mais comme c'était l'heure de la messe, je n'ai pas osé entrer, mais ce n'est pas comme si je n'avais jamais vu l'intérieur d'une église... J'ai aussi fait, à la suggestion d'A, la visite d'un musée plus que particulier, le Museum of Broken Relationships. On y trouve plusieurs objets représentants d'anciennes relations pour la plupart amoureuses, de gens de partout au monde qui en ont fait don avec une petite explication pour chacun d'entre eux! Toutes les descriptions sont en anglais, donc on arrive à s'y retrouver, sinon on dirait juste une collection d'objets plus qu'hétéroclites...

Bien contente d'avoir vu A après près d'un an et demi sans s'être vues, bien dommage de n'avoir pu passer plus de temps avec elle. Quand on réserve longtemps à l'avance pour profiter des bas prix, le temps peut nous jouer des tours. C'est la vie! Au moins, je reste encore assez longtemps à Londres pour qu’elle vienne me visiter.

Les photos par ici.

C'est pour ça que j'aime prendre le bus

J'ai découvert plus tôt cette semaine, ce magnifique vidéo sur le Big blogue de Londres de Mali Isle Paquin sur le site de LaPresse. Je suis toujours son blogue simplement pour voir si je ne suis pas passée à côté de quelque chose. Encore une fois, belle trouvaille.

La musique et les images sont parfaitement agencés, mais comme le dit si bien Miss ATO, c'est toujours plus beau au ralenti.

À vous de juger!


London Bus Tour from moritz oberholzer on Vimeo.

Berlin entre amis

Ne vous inquiétez pas, mon 100e article n'était pas mon dernier, j'ai seulement été débordée au cours des dernières semaines, mais me revoici! Si l'en dernier j'ai fêté mon anniversaire dans l'anonymat d'un speed flatmating, j'avais décidé que cette année, il en serait autrement. J'avais donc réservé 6 jours de vacances pour aller fêter à Berlin où mes amis M et F essayent toujours de me convaincre d'aller m'installer. Une option que je ne mets pas totalement de côté, mais il faudrait que je fasse d'énormes progrès en allemand, car touristiquement, ça va, mais pour travailler temps plein, on repassera!

Bref, la dernière fois que j'étais allée à Berlin pour voir F, c'était en 2009 et je me rappelais avoir gelé et avoir dû m'acheter un foulard! Cette année j'étais préparée, j'étais munie d'un foulard, de gants et d'un béret (bon celui là ça n'a pas pris de temps pour que je le perde, mais enfin...). Et mes souvenirs ne m'ont pas trompée, car il faisait un froid de canard quand je suis arrivée. J'étais gelée, mais aussi crevée! Fini les vols à 6h du matin, il faut se lever avant l'heure des poules pour pouvoir arriver à l'aéroport dans les temps prescrits. Moi qui pensais profiter plus de la journée parce que j'arrivais de bonne heure, bien non, j'ai roupillé toute l'après-midi afin de pouvoir survivre à ma soirée.

C'est vraiment quand on séjourne à l'étranger dans d'autres grandes villes, qu'on se rend compte à quel point Londres c'est busy. Je suis sortie du métro vers 9h30-10h en plein centre-ville de Berlin et franchement les rues étaient vides. Même le matin du jour de l'An il y a plus de monde que ça dans les rues à Londres. Ça fait étrangement beaucoup de bien d'avoir un peu de calme. J'étais vraiment heureuse de retrouver M à son boulot en fin de matinée! Même si on se parle presque tous les jours d'un moyen ou d'un autre, se voir « en vrai », c'est franchement mieux. C'est plus facile de se raconter nos histoires qui évoluent tellement vite qu'on en perd le fil soi-même.

M et F m'avaient dit qu'il avait un plan secret pour mon anniversaire, mais j'avais une petite idée de ce que c'était. Comme nous nous sommes tous connus à Beijing, j'avais le pressentiment que nous irions manger dans un resto chinois comme nous le faisons à l'habitude. Mais non, je me suis trompée sur toute la ligne! Ils m'ont plutôt emmenée au Prater Garten, le plus vieux biergarten de Berlin pour manger de la bouffe traditionnelle allemande. La bouffe allemande c'est très bon, mais disons qu'on ne fait pas d'effort pour la présentation. C'est très rustique et brun. On oublie ça les légumes de couleurs... mais on mange de la très bonne viande et des patates sous toutes les formes inimaginables!

Nous sommes ensuite allés au Roses, un des bars les plus éclectiques que je n’ai jamais vu! Je crois qu'on aurait peut-être peur dans cet endroit si les lumières étaient allumées. Les murs sont décorés de tapis shag rose Barbie, aucun des cadres ne matchent, on se fait aveugler par les éclairages de la boule disco, bref un endroit comme je les aime. Si jamais vous passez dans le coin, ça vaut le détour! Un petit avertissement par contre, il s'agit d'un bar gay, donc il faudra peut-être modifier vos tactiques de drague...

J'adore Berlin, mais il y a une information cruciale qui m'a échappée depuis ma dernière visite, et c'est qu'on a encore le droit de fumer dans les bars. Sentir le vieux cendrier quand on retourne à la maison, ce n'était vraiment pas quelque chose dont je m'ennuyais... De plus, l'accès aux cigarettes est tellement facile, il y a encore des machines à cigarettes sur la rue! On se croirait dans une autre époque parfois.

Une chose qui est extraordinaire à Berlin par rapport à Londres, c'est la facilité avec laquelle on peut se déplacer à vélo. M m'a permis d'emprunter sa bécane prénommée Béatrice. J'ai pu faire un grand tour de Berlin sur deux roues. Un plaisir que je ne peux malheureusement pas me permettre à Londres, et ce, malgré un réseau étendu de Barclay's Bike, le Bixi/Vé'lib londonien. À Berlin, tout le monde se promène à vélo, il y a des pistes cyclables partout et surtout, mais surtout, on roule du bon côté de la route, les rues sont larges et aménagées en conséquence et les automobilistes respectent les cyclistes (du moins plus qu’à Londres)!

 
Je suis donc partie de chez M pour faire une pause à son boulot, 25 minutes de vélo et je ne sentais déjà plus mes fesses, ouch! Ça paraissait que je n'en avais pas fait depuis longtemps!! Mais elle m’a dit que j’étais bien brave de faire du vélo, que ce n’était pas tout le monde qui avait le courage d’en faire. Ben je dois dire que quand on a vu le trafic à Londres, on peut faire du vélo partout. Après mon arrêt au puits, j'ai décidé d'aller faire un tour à Tiergarten, le grand parc boisé de Berlin. Je n'avais jamais pris le temps de le visiter auparavant, M m'avait dit que c'était mieux de le faire à vélo qu'à pied, car sinon ça devient un peu redondant... et avec raison. On y trouve quand même des sculptures ici et là...


Je suis ensuite allée voir Siegessäule ou la Colonne de la Victoire, ou pour les lecteurs du Let’s Go Europe, la chick on a stick! Le rond-point autour de la statue est plus qu’achalandé et dangereux, il faut donc passer par les sous-terrains pour y avoir accès, mais disons que des escaliers en vélo ce n’est pas toujours agréable, je crois même que descendre les marches, c’est pire que de les monter avec le vélo dans les bras... Les visites touristiques à vélo, ç’a des désavantages. Prendre des photos en chemin n’est pas toujours évident non plus!

D'ailleurs, je voulais passer par l’arrière du zoo parce que M m’a dit qu’on pouvait entrevoir quelques animaux, un peu comme quand on se promène sur le canal à Camden, mais je n’ai pas tourné au bon endroit et je me suis retrouvée devant le zoo, il était trop tard pour visiter. Je ne suis pas particulièrement fan de zoo, mais j’avais entendu tellement de bons commentaires à propos de celui de Berlin, que je m’étais dit pourquoi pas. Il semble que ce sera pour une prochaine fois, car prochaine fois il y aura, mais seul l’avenir nous dira quand.

Après tant d’exercice, j’ai laissé Béatrice au bercail et j’ai opté pour les voitures jaunes du métro berlinois. On a toujours vanté l’excellence du transport allemand, mais pour ce qui est du métro, on pourrait augmenter le service, attendre 8 minutes pour faire un transfert, c’est assez long. À Londres, si on attend plus de 4 minutes, ça peut énerver certaines personnes, à Montréal c’est normal…

Je n’ai pas que fait des trajets de métro, je me suis beaucoup promenée à pied. Comme pour Paris, j’ai décidé de faire des trucs nouveaux et ne pas trop m’encrer dans des habitudes touristiques. Je n’avais jamais vraiment pris le temps de me promener le long du mur de Berlin, ou du moins ce qu’il en reste. J’ai donc visité la Bernauerstraße et East Side Gallery. La Bernauerstraße c’est vraiment un vestige du mur, des morceaux tiennent encore fragilement debout, certains autres morceaux sont dépourvus de béton et il ne reste que les armatures, ou le tracé du mur a été recréé par des poteaux oxydés. Il s’agit plus d’un site commémoratif avec des explications style musée. Ce qui m’a frappée, c’est la proximité des immeubles à appartements du site qui longe la rue pendant des centaines de mètres. Je ne suis pas certaine que je voudrais habiter si près d’un lieu avec une histoire aussi forte, où des centaines de gens on perdu la vie au nom de la liberté.

La East Side Gallery quant à elle, exprime la liberté le long de la Spree, la rivière qui traverse Berlin. Un pan de mur de quelques centaines de mètres a été offert à des artistes de par le monde pour s’y exprimer. Un côté de mur il s’agit de murales et de l’autre côté, de graffitis.

J’ai visité cette partie avec F et nous en avons profité pour faire une petite sieste au soleil.

Si la deuxième semaine d’octobre marque toujours le nettoyage de la coupole sur le toit du Reichstag, cette année c’était aussi le festival des lumières. On en profite pour éclairer les principaux bâtiments de la ville de mille couleurs. J’ai eu le courage de braver le froid pour voir la porte de Brandebourg passer par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Je me suis récompensée avec une demi-douzaine de beignes Dunkin Donut que je suis allée manger avec M qui était encore au travail. Un bon souper santé!
 
Lors de la dernière journée avec M et F, nous avons profité pour faire nos traditionnelles photos à la Raymond, voici le résultat :

Pour le reste des photos, c'est ici!